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La Tête de Lapras vue depuis le sommet du Nid
Il est rare de trouver un sommet aussi bien nommé : logé au fin fond de l’étonnant vallon du Mas et alors que seule la pierraille semble persister dans ce cirque dantesque, le Nid expose timidement son dôme herbeux. En scrutant le ciel on découvre que les vautours aussi ont adopté les lieux, même si leurs nids à eux restent bien moins accessibles que celui que nous visons. Et gare à ceux qui voudraient quitter le Nid un peu trop vite car malgré ses airs rondouillards, il est bordé d’un à-pic comptant parmi les plus hauts du Dauphiné et auquel il est possible de venir se frotter plus longuement en empruntant la variante de la crête du Rougnou.

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Cartographie : Top 25 IGN 3337 OT
Temps d'accés depuis Grenoble : 1h15
Massif : Dévoluy
Altitude : 2509m
Denivelé : 1420m
Durée totale : 7h
Difficulté : 2
Recommandé aux familles : Non
Lac : Non
Cabane sur l'itinéraire : cabane de la Pierre Baudinard
Chiens autorisés : Oui
Remarques : Présence de brebis sur le haut du vallon du Mas

Départ : le Mas – 1203 m
Accès : depuis Grenoble, emprunter la N 85 en passant par la Mure jusqu’à Corps. A l’entrée du village, prendre la direction de Pellafol et franchir le barrage du Sautet. A la sortie des gorges du Défilé de la Souloise, rejoindre Saint-Disdier puis à grand carrefour, bifurquer à droite en suivant la D 217 et après trois épingles serrées, prendre à nouveau à droite et gagner rapidement le hameau du Mas. Se garer à l’entrée.

 

Itinéraire :
Depuis le parking, continuer la route sur quelques dizaines de mètres puis prendre à gauche un chemin occupé par de grandes dalles de calcaire. On monte ainsi par une large pente douce dans un environnement ouvert où les cailloux se partagent l’espace avec les pins et quelques touffes de lavande. L’itinéraire balisé de marques jaunes mène ainsi à la Pierre Baudinard mais à partir de 1520 m, monter droit dans la pente en quittant le sentier afin de rejoindre le petit dôme (1699 m) qui barre l’entrée du vallon du Mas et de profiter d’un très joli point de vue sur la suite de l’itinéraire.

Descendre sur le plateau herbeux de l’autre côté et amorcer l’ascension du vallon en gravissant successivement plusieurs ressauts en restant enfermé par la crête de Samaroux au Nord et la crête de la Clape au Sud. Vers 2170 m, on parvient sur un promontoire plat qui laisse découvrir ce qu’il occultait jusque là : une dépression profonde de 130 mètres et large de près d’un kilomètre ! Poursuivre vers le Nord-Ouest afin d’éviter par la droite un gros rognon rocheux et passer devant les abreuvoirs puis grimper dans la pierraille afin de venir chercher un vaste plateau vers 2350 m, juste sous la Tête de Lapras. A partir d’ici, l’itinéraire à suivre est à nouveau évident puisque le Nid, le seul sommet « vert » du secteur, se tient tout en rondeur à droite de la crête du Rougnou. Après être descendu dans une cuvette, on atteint le col de Lapras d’où un tableau fantastique prend forme dans une minéralité étourdissante avec l’Obiou en pièce maîtresse. On rejoint ensuite rapidement le col du Courtet qui marque la bordure occidentale du Dévoluy et sous lequel de tient le village de Tréminis, presque 1500 mètres plus bas. Gravir enfin l’ultime pente herbeuse sur la droite pour venir fouler le sommet du Nid.

Redescendre en direction du col de Lapras par le même itinéraire et peu avant le replat du col, rester bien à droite pour traverser à flanc vers le Sud la base du pierrier issu de la crête du Rougnou, sans se laisser descendre dans le creux en contrebas. Parvenu sous le col du Rougnou, on trouve une zone abritant trois chourums (trous dans le calcaire).

Variante : Il est possible de relier directement le col du Courtet au col du Rougnou en passant par le sommet du Rougnou (2577 m). Cette crête effilée ne présente pas de difficulté technique particulière mais nécessite une certaine aisance en terrain aérien et caillouteux.

A partir de cet endroit, descendre les par les pentes d’herbe sur la gauche puis s’engager dans l’immense pierrier qui occupe la vaste dépression qu’on était venu dominer à la montée. Rester le plus haut possible dans la caillasse en se maintenant au pied des falaises de la Tête de l’Aupet. Cette traversée, bien qu’éprouvante à cause du type de terrain et de la raideur du relief, constitue une variante de retour tout à fait remarquable. On arrive à s’extraire de ce cratère en rejoignant le petit col coté 2097 m. Le vallon du Mas s’ouvre alors de nouveau sous son aspect verdoyant et l’on regagne sa base (plateau herbeux – 1650 m) facilement. Eviter par la droite le dôme (1699 m) gravi le matin et descendre sur l’étonnante Pierre Baudinard pour observer de plus près ce gros rocher brisé en cinq et abritant une cabane.

La fin de la descente s’effectue en suivant le balisage jaune jusqu’au Mas.

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