Stéphanie Bodet : A la verticale de soi

Conférence

« Stéphanie Bodet redonne à la littérature alpine une fraîcheur
et une intensité que l’on croyait perdues. »
Jean-Christophe Rufin

Stéphanie grimpeuse : A travers d’un diaporama Stéphanie nous fait découvrir sa passion de l’escalade , les voyages ,les rencontres

Diffusion du film : j'ai demandé la lune au rocher

A travers écriture et poésie, Stéphanie nous fait entrer dans l’intimité de son rapport avec la verticalité.

Animateur de la soirée : Jean Michel Asselin ou Danielle Morel a voir ?

Dédicace et rencontre avec Stéphanie a l’issue de la conférence.

« Stéphanie Bodet redonne à la littérature alpine une fraîcheur
et une intensité que l’on croyait perdues. »
Jean-Christophe Rufin

Rien ne prédisposait une petite fille asthmatique a devenir l'une des meilleures grimpeuses du monde. Pourtant, Stéphanie Bodet l'a fait. Elle parcourt depuis plus de vingt ans les parois du monde avec son compagnon Arnaud Petit. Grâce à l'écriture, elle réconcilie son goût de l'action et de la contemplation.

Dans le sac à dos de Stéphanie, il y a des cailloux et des mots, des fleurs et des oiseaux, une soif démesurée de l'essentiel et un amour fertile qui l'unit à Arnaud. La corde entre eux ne signe aucune entrave. Synonyme de liberté et de confiance, elle leur permet de flâner à l'aise, comme lézards et papillons, dans ces lieux vertigineux qu'ils aiment. Depuis plus de vingt ans, ils ouvrent ensemble de nouvelles voies sur les parois du monde car ouvrir, c'est créer et c'est partager. C'est aussi découvrir en soi de nouvelles possibilités et vivre une vie plus haute, plus dépouillée. Plus qu'un terrain de jeux, les parois sont pour Stéphanie un territoire de connaissance, de reconnaissance. Se fondre dans la nature, ne faire qu'un avec l'hirondelle ou le pin funambule, pour éprouver sa nature véritable. La grimpeuse vit l'ascension comme un acte poétique, une voie d'intrépidité et de sagesse.


Sous le sourire de Stéphanie affleure parfois la fêlure. Celle d'une petite sœur disparue trop tôt et qui lui a donné ses ailes : "Vivre. Vivre intensément, écrit-elle. Faire de ce court passage qui est le nôtre, matière à rêver, matière à créer, matière à se forger." Acquiescer à la vie coûte que coûte. Faire de ses faiblesses une force. Demander la lune au rocher en l'effleurant du bout des doigts ou de la pointe du stylo, sur la page d'un carnet, dans une même recherche de justesse. Et parvenir peut-être à s'élever, dans tous les sens du terme...