Sénépy - boucle depuis les Signaraux

Randonnée pédestre Randonnée pédestre Matheysine

Comme il s’offre en pâture durant tout l’été aux vaches matheysines, le Sénépy s’offre aux randonneurs avec la promesse d’un des plus beaux panoramas de l’Isère. Le plus grand alpage en activité de la région culmine en effet à la croisée des massifs du Sud Dauphiné et ravit tout autant le promeneur contemplatif que le montagnard cherchant à éprouver ses compétences dans le domaine de la reconnaissance des cimes. Sans jamais présenter de véritables difficultés techniques, le Sénépy est une randonnée principalement herbeuse sur bons sentiers, adaptée à la grande majorité des marcheurs.

Itinéraire

Au parking, emprunter le « chemin découverte » qui part sur la droite, sous le téléski. On entre en forêt sur une piste qui ne commence à réellement monter qu’après plus de 500 mètres parcourus. L’entrée dans les alpages ne se fait pas attendre et l’on atteint le croisement de Clarafin assez vite. Là, continuer sur la droite, plein Sud, en suivant le sentier qui coupe l’intégralité de la Côte de l’Aup jusqu’à conduire, après une brève descente, au pied du col du Sénépy (1526 m). Le raidillon en versant Nord qui mène au col n’est pas très long et la vue grandiose sur le Sud Dauphiné à son débouché est une promesse quant à ce que réserve le sommet en terme de point de vue, quelques 243 mètres plus haut...

Donc, pour en voir davantage, prendre sur la droite le large chemin qui s’élève dans le versant Est du Sénépy (ce versant est aussi nommé le Bruy) en formant d’amples lacets. Après la quatrième épingle du chemin qui sert également de piste d’accès carrossable aux agriculteurs qui ont leurs bêtes au sommet en période d’estive, on gagne l’immense plateau herbeux sommital. Un large virage vers le Nord permet d’atteindre le point culminant du Sénépy (1769 m) où, en plus de la cabane technique, trône une table d’orientation qui peine à nommer l’ensemble des sommets identifiables depuis cet impressionnant belvédère, parmi lesquels Deux Sœurs, Grand Veymont, Mont Aiguille, Jocou, Obiou, Olan, Muzelle, Taillefer font figures de prou.

Amorcer la descente juste au Sud de la cabane en se laissant dévaler l’intégralité du versant Est. En optant pour cette voie de descente directe sur le col du Sénépy qui a le mérite de shunter la longue piste suivie à la montée, on devra veiller à rester au maximum sur une trace existante afin de ne pas participer à la dégradation du terrain. Ceux que les raides descentes rebutent ou qui ne seraient pas tout à fait sûrs de leur coup reprendront sans problème les lacets du Bruy.

De retour au col, ne pas suivre la large piste qui file complètement sur la droite, ni évidemment celle qui descend sur la bergerie de Mayres, mais remonter légèrement (un peu moins de 80 mètres) par un sentier vers l’Est-Nord-Est pour franchir un collu entre la bosse cotée 1595 m et le Sommet du Serre de l’Horizon et profiter, en se retournant, de la vue sur le Sénépy et le parcours réalisé jusque-là. Poursuivre sur les crêtes de la Combette où l’on jouit d’un panorama de premier ordre, notamment sur les massifs du Vercors et du Taillefer. Au croisement « le Grand Lau », prendre le sentier descendant sur la gauche qui permet d’apercevoir assez rapidement l’arrivée du téléski des Signaraux. Les options de retour à la voiture sont alors variées… Soit se laisser descendre par l’une des quelques pistes de ski du petit domaine, soit continuer le chemin en amont de ces pistes jusqu’à trouver le sentier de l’arboretum qui redescend lui aussi sur le parking.

Ce topo ne constitue en aucun cas une sécurité pour son utilisateur. Ce dernier pratique la montagne à ses risques et périls, est autonome et responsable de lui-même et des gens qu’il emmène. Dans le cas contraire, ils fera appel à un professionnel de l’encadrement.


Au pied du raidillon menant au col du Sénépy, dans le froid versant Nord.

Le chemin en lacets donnant accès au sommet du Sénépy est large et peu raide.

Le sommet du Sénépy est un vaste plateau herbeux où paissent les vaches durant toute la période d’estive.

La table d’orientation du sommet se compose de deux panneaux tellement le panorama est vaste et les sommets identifiables nombreux.

En regardant vers le Nord-Est, le massif du Taillefer occupe une place dominante.

En se tournant vers le Sud, la vallée du Drac délimite parfaitement le Dévoluy des Ecrins.

L'imposant Obiou depuis le sommet du Sénépy.

Le parcours sur le crêtes de la Combette est une partie de plaisir.

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