Beauregard - boucle depuis Saint-Jean-de-Vaulx

Raquette Raquette Matheysine

Beauregard, le plus septentrional des sommets de la montagne du Conest, est un dôme parfait à plus d'un titre. D’un point de vue purement esthétique d’abord, ses formes généreuses se vérifient de tous côtés et la concentricité de ses courbes de niveau sur la carte IGN sont là pour en témoigner. Parfait aussi pour la contemplation car du haut de ses modestes 1632 m, il jouit d’un emplacement géographique en plein milieu des massifs du Dauphiné. Parfait enfin pour une randonnée en raquettes puisqu’il se laisse traverser au prix d’un effort modéré et d’une prise de risque limitée.

Itinéraire

Débuter en s’engageant sur la route des Arnauds. Rapidement, un chemin bordé d’arbres part sur la droite en remontant au milieu des prés. Il recoupe une fois la route que l’on est à nouveau obligé de suivre sur environ 250 mètres avant de replonger sur le chemin pour déboucher au joli hameau des Arnauds, perché à environ 1200 mètres d’altitude.

Rejoindre le haut du village, bifurquer à droite au-dessus des dernières maisons et s’engager en bordure des grandes prairies qui font magnifiquement face au massif de Taillefer et plus particulièrement au Grand Serre et à son fameux bois de l’Aigle. Cette partie facile et bucolique trouve son point d’orgue dans un vaste champ (« Sagnat ») où la vue côté Nord s’étend désormais jusqu’à Grenoble et même bien au-delà. Effectuer alors un ample virage vers la gauche afin de prendre une trajectoire orientée plein Sud et commencer à remonter le grand pré qui s’élève en face. On découvre assez vite que l’itinéraire balisé de l’été part sur la droite pour entrer en forêt. Il est tout à fait possible de suivre ce parcours qui présente l’avantage de ne susciter aucune interrogation quant à l’orientation pour la suite de l’itinéraire, mais il peut être aussi très intéressant de poursuivre la remontée de ce champ afin de profiter plus longuement du paysage à découvert.

En optant pour cette seconde formule, il s’agit de viser la zone en-haut à droite de la prairie afin de pénétrer dans le sous-bois le plus tard possible. Si la trace n’est pas faite, ne pas se laisser trop impressionner par le premier rideau de végétation qui, une fois franchi, laisse place à un bois plus aéré et dans lequel le cheminement à plat ne pose en principe pas de problème. En veillant à poursuivre vers le Sud, on débouche dans un nouveau pré (le « Clos de l’Oiseau ») où l’objectif de la journée se laisse enfin apercevoir. Au bout de cette énième clairière, on retrouve la trace (lorsqu’elle est faite…) du chemin balisé.

Une nouvelle pente se présente et se négocie facilement. Derrière elle se présente encore un replat après lequel se redresse la pente finale. En se laissant tranquillement monter vers la droite, on tombe au niveau du sommet de Beauregard. Le point de vue qu’il réserve permet de saisir immédiatement d’où ce gros dôme tire son nom et la table d’orientation qui l’équipe vient assister ceux pour qui la simple beauté du panorama ne suffirait pas.

Se laisser descendre sur le versant Sud de Beauregard en n’oubliant pas de poursuivre la contemplation sur la Peyrouse juste en face, et du Mont Aiguille à l’Obiou dans le fond du tableau. Parvenu au pied du versant Sud, on se tient dans le creux d’un large col où se loge le Petit Lac. Le contourner par la gauche pour venir trouver le sentier descendant en direction de Saint-Jean-de-Vaulx. Après un premier virage à gauche, il vient traverser le bas d’une pente assez raide dans laquelle il est préférable de ne pas s’attarder, on ne sait jamais. A la prochaine intersection tourner à droite et suivre de manière rectiligne le chemin qui coupe ce raide versant de montagne. Après une ultime épingle on tombe sur le village du Villaret où il faut généralement déchausser les raquettes pour suivre la route principale sur la gauche sur quelques dizaines de mètres avant de pouvoir retrouver un chemin parallèle à la D113c qui aboutit directement sur l’église de Saint-Jean-de-Vaulx. On retrouve la voiture en suivant la petite route qui descend à travers le village.

Ce topo ne constitue en aucun cas une sécurité pour son utilisateur. Ce dernier pratique la montagne à ses risques et périls, est autonome et responsable de lui-même et des gens qu’il emmène. Dans le cas contraire, ils fera appel à un professionnel de l'encadrement.


Le hameau des Arnauds est positionné en balcon face au Taillefer.

La première belle pente à remonter.

Dans les prés supérieurs le sommet se dévoile (au fond à droite).

Encore une jolie petite pente à l’approche du sommet.

Le chien et l’oiseau.

La pente finale avant de gagner le sommet de Beauregard.

Le sommet de Beauregard offre l’un des plus large panorama du Dauphiné et a été doté d’une grande table d’orientation.

En regardant vers le Sud depuis le sommet on découvre La Peyrouse et Les Trois Têtes, qui constituent avec Beauregard la Montagne du Conest (ou Conex).

En commençant la descente après le Petit Lac on coupe brièvement le bas d’une pente qui n’est peut-être pas dépourvue de tout risque…

les commentaires je réagis