Tête des Ormans – en boucle par la crête de la Tour Carrée

Randonnée pédestre Randonnée pédestre Dévoluy

Sommet secondaire d’un massif lui-même peu couru, la Tête des Ormans se tient à l’extrémité orientale de la crête fermant le profond vallon de l’Abéou par le Sud. Son itinéraire en boucle via l’arête de la Tour Carrée est la garantie d’une randonnée à l’écart des foules, souvent hors sentier, dans une lumière et un panorama qui évoquent déjà les Alpes du Sud. Les mélèzes qui occupent de bucoliques combes d’altitude participent également à cette impression méridionale tandis que les très nombreuses falaises et à-pics qui, tantôt se dressent vers le ciel, tantôt ouvrent des abîmes insondables au fond desquels le plus courageux des regards ne trouve qu’à s’écraser sur un pierrier infini, viennent rappeler que le Dévoluy est bel et bien un monde à part.

Itinéraire

Du parking, commencer par suivre la piste qui marque une épingle à gauche en franchissant une barrière, puis poursuivre plein Nord en laissant sur la droite un embranchement pour venir attraper un peu plus loin sur la droite le chemin montant en rive droite du torrent des Chabottes. On s’élève tranquillement en sous-bois jusqu’à tomber sur une intersection d’où l’on ignore la direction de Chamousset à gauche pour suivre celle du col de Plate Contier. Après un replat herbeux suivi immédiatement de la traversée du ruisseau, on reprend le fil de la montée dans une très belle forêt de vieux mélèzes où le sentier combat tant bien que mal pour ne pas disparaître sous les hautes herbes.

Vers 1580 m on croise un panneau indiquant la Tour Carrée sur la droite. Prendre cette direction pour assez rapidement sortir des bois et amorcer une petite traversée dans un joli vallon suspendu au bout duquel on débouche à une brèche dominée par la dite Tour Carrée. Suivre brièvement le sentier en versant Sud et grimper dès que possible sur la crête pour tenter de ne plus en quitter le fil et venir ainsi profiter au maximum du panorama qu’offre cette esthétique dorsale. Gagner son point haut (1864 m) avant d’en descendre d’une vingtaine de mètres pour gagner un collu d’où convergent les sentiers montant du vallon de Garnesier au Nord et du vallon de Laup au Sud. Ignorer ces deux traces pour prolonger l’ascension avec un peu de prudence en restant sur l’arête menant directement au sommet coté 1978 m, magnifique éminence séparant les deux vallons d’où l’on apprécie sans modération les silhouettes acérées des Archers et du Pain de Sucre qui se dressent esthétiquement au-dessus des alpages à quelques centaines de mètres de là vers le Sud.

Revenir sur ses pas pour gagner sur la gauche le col du Grand Vallon et tenter de rester à niveau en coupant le versant Est du sommet atteint juste avant, puis gagner le col de Plate Contier (1905 m). Là, monter d’abord plein Nord dans la pente herbeuse en suivant la direction de Garnesier indiquée par un panneau en bois, puis quitter cette trace au niveau du deuxième cairn pour prendre une trajectoire Nord-Est et gagner la crête vers le point 2103 m. L’incroyable point de vue se dévoile d’un seul coup de manière vertigineuse sur le vallon de l’Abéou fermé par quelques-uns de ces sommets tellement typiques et impressionnants du Dévoluy : Tête de Garnesier, Roc de Garnesier, le Chauvet… et même le Grand Ferrand à l’arrière-plan, sans oublier la très large Montagne d’Aurouze qui culmine au Pic de Bure à l’Est ! Mais le plaisir ne serait pas complet si l’on n’effectuait pas les quelques mètres manquant pour fouler le véritable sommet de la Tête des Ormans qui se dresse à quelques encablures sur la gauche.

Descendre d’abord droit sous le sommet par les pentes d’herbe puis, au niveau du même cairn qu’évoqué à la montée (jonction avec le sentier de Garnesier), basculer dans le grand pierrier à droite pour trouver le chemin descendant à travers le vallon de Garnesier et revenir au parking par un parcours boisé évident dont la partie basse est commune avec l’itinéraire emprunté à la montée. Ceux qui ne souhaiteraient pas dévaler ce pierrier auront le loisir de revenir d’abord au col de Plate Contier avant de basculer dans le vallon de Garnesier.

N.B : De la Tête des Ormans il est possible de poursuivre par l’arête vers la Tête de Garnesier en commençant par descendre sur le Pas de l’Agneau avant de remonter de 300 mètres jusqu’au sommet. Parcours peu technique mais quelques passages peuvent être impressionnants.

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La brèche de la Tour Carrée marque le début de la traversée de sa crête.

La Tête des Ormans à droite et la Tête de Garnesier à gauche.

En remontant tranquillement la crête de la Tour Carrée.

Du sommet de la Tête des Ormans avec le regard portant vers le Sud en dominant l'ensemble de l'itinéraire parcouru.

Vue depuis le sommet vers le Nord sur la Crête des Aiguilles et le Grand Ferrand tout au fond.

A l'Est, la Montagne d'Aurouze et le Pic de Bure et ses immenses pierriers.

Le magnifique et profond vallon de l'Abéou.

A la descente en passant proche du sommet 1978 m gravi un peu plus tôt et sa petite arche visible à droite.

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