Pas de l'Oeille et Col Vert - tour du Gerbier

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Le Gerbier n'est pas seulement la dernière ascension de Lionel Terray. C'est aussi un domaine incroyablement impressionnant où les à-pics sont tels qu'ils parviennent à faire tourner la tête même contemplés depuis le bas. Cela dit, le tour du Gerbier emprunte des sentiers sauvages mais ne présentant pas de grands obstacles techniques. La montée du Pas de l'Oeille pourra éventuellement rebuter les plus sensibles au vertige.

Itinéraire

Du parking des Cochettes, suivre une petite route menant en haut du hameau des Cochettes (panneau " Col Vert "). Un chemin remplace alors la route, pénètre dans la forêt et remonte sur les flancs dominant le ruisseau de la Fauge (balisage du GR 91). Au débouché de la forêt, quitter cette piste pour rejoindre la cabane de Roybon (1450 m). D’ici, le Col Vert enchâssé dans des falaises rocheuses, paraît inaccessible. C’est, en se rapprochant d’abord par un raide sentier qui continue après la bergerie, que son accès se découvre. Sorti du couvert du bois, suivre le sentier qui grimpe en lacets jusqu’aux rochers. Le sentier s’insinue ensuite intelligemment parmi les rochers pour déboucher au Col Vert (1766 m).

Basculer en versant Est et suivre vers le Sud le sentier du Balcon Est. Descendre facilement sur la baraque du Col Vert et continuer ensuite quasiment à plat au pied des belles pentes du Ranc des Agnelons et plus loin des fabuleuses falaises du Gerbier. Le sentier alterne entre bonne piste en terre et traversées d'éboulis. Les chamois sont nombreux dans le secteur alors mieux vaut rester discret pour envisager une rencontre. On arrive ensuite au pied de superbes aiguilles (nommées Les Aiguilles sur l'IGN, mais connues aussi sous le nom de Sultanes). A partir d'ici, la végétation sous la forme unique de quelques pins aux formes étranges semble rattraper le chemin. En poussant encore sur quelques centaines de mètres et après le franchissement d'un énième éboulis, on rejoint la baraque des Clos (1557 m) en contrebas du chemin. Après encore une centaine de mètres on trouve l'intersection permettant de quitter le Balcon Est et d'attaquer la montée au Pas de l'Oeille.

Elle consiste d'abord en un net crochet pour reprendre une trajectoire vers le Nord puis en une assez longue traversée du pierrier de l'immense combe dominant la baraque des Clos. A son bout, on atteint le pied des premières barres rocheuses. L'itinéraire se raidit alors franchement pour franchir une succession de gradins, sans jamais présenter de grande difficulté ni de passages abominablement vertigineux. Le balisage subsiste mais l'usage des mains peut être utile à certains endroits. A l'approche du sommet on vient à traverser le haut de ce couloir de montée, puis on se retrouve sur une sorte de rampe ascendante abritée par une dalle inclinée caractéristique. Attention : au printemps ce passage peut être rendu difficile, voire impossible à cause de la présence souvent tardive d'une énorme corniche de neige. Au bout de cette rampe, la délivrance !

On se retrouve alors dans un drôle de décor qui tranche franchement avec celui rencontrée jusque là : un plateau calcaire et chaotique ponctué d'impressionnants scialets s'accapare le paysage. Traverser vers le Nord pour rejoindre la Grande Combe (1790 m) et de là, continuer sous les falaises Ouest du Gerbier jusqu'à la Combe Charbonnière (1640 m). Descendre droit dans la combe qui débouche dans le très accueillant vallon de la Fauge. Passer à proximité de la bergerie puis de l'Abri de la Fauge et poursuivre vers le Nord en suivant à courte distance le ruisseau de la Fauge tout du long jusqu'au Pont de l'Amour. Traverser le cours d'eau et remonter au hameau des Cochettes d'où l'on redescend en 5 mn sur le parking.

Ce topo ne constitue en aucun cas une sécurité pour son utilisateur. Ce dernier pratique la montagne à ses risques et périls, est autonome et responsable de lui-même et des gens qu’il emmène. Dans le cas contraire, ils fera appel à un professionnel de l'encadrement.


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