Lac des Quirlies - depuis Clavans-le-Haut

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Lac glaciaire par excellence, le lac des Quirlies ne jouit malheureusement plus aujourd'hui de son front de glace cassant directement dans ses eaux grises qui faisait pourtant sa réputation jusqu'au début des années 2000. Le réchauffement climatique et son impact évident sur le recul des glaciers sont en effet ici particulièrement remarquables. Malgré tout, les faces Est et Sud du Pic Bayle et du Pic de l'Etendard continuent, toujours un peu plus haut, de lutter bravement pour maintenir leur gros glacier. De l'autre côté, les hauts sommets de l'Arvan et des Ecrins se dressent toujours magnifiquement au-dessus des vastes prairies d'altitude du Plateau d'Emparis où élisent domicile de plus en plus de vautours qui accompagnent par les airs et peut-être dans l'attente d'un faux-pas les randonneurs d'un jour. Les différentes options de retour que nous décrivons ici sont réservées à des marcheurs expérimentés qui ont l'habitude d'évoluer "à vue" et qui, pour la dernière variante, sauront évaluer objectivement la dangerosité de la traversée du torrent.

Itinéraire

Le sentier part tout droit dans le lacet de la route, prend un peu de dénivelée puis file rapidement jusqu'à la puissante cascade du ruisseau de la Pisserote. Les embruns reçus en la contemplant sont bien utiles pour affronter alors la sévère montée qui s'ensuit sur un terrain schisteux. Elle nous propulse 150 mètres plus haut dans le vallon du Ferrand. Encaissé mais bien agréable au milieu des alpages et au fil de l'eau, le sentier remonte alors longuement mais sans heurt le torrent jusqu'au fond du vallon. Au niveau des ruines du chalet des Quirlies et de ses parcs à moutons l'itinéraire se redresse d'abord dans les prés à droite, puis encore plus franchement quand il s'oriente sur la gauche pour se faufiler entre les gros blocs jusqu'à passer à proximité du haut de la grande cascade directement issue du lac. On débouche sur un replat où s'écoule le partie haute du torrent et qui précède les 100 derniers mètres de montée qui se déroulent le long de gros rochers couleur de rouille. On découvre le lac au dernier moment, dominé par les grands glaciers des Quirlies et des Malatres qui, pas si longtemps en arrière, déversaient encore leurs blocs de glace directement dans le lac...

Le retour classique s'effectue par le même itinéraire. Cependant, il existe deux variantes à cet itinéraire de retour :

1- (+200 m / +1h) Redescendre du lac par le chemin de montée et alors que l'on retrouve l'herbe des alpages, repérer une sente partant à flanc sur la gauche. La trace a tendance à se perdre assez rapidement mais les multiples traces de moutons font facilement office de sentier. Avant de rencontrer les premiers talwegs schisteux qui barrent ce large versant Sud, monter à vue dans ces belles pentes pour venir chercher le Crête des Sauvages. Le point de vue sur l'Arvan en vaut vraiment le détour. Se laisser descendre vers l'Est par le fil des crêtes en passant par le col du Fond du Ferrand, puis obliquer vers le Sud pour tomber sur le vaste replat du Fond du Ferrand. Récupérer le sentier descendant vers le Sud-Ouest où l'on retrouve la Pierre de l'Oiseau rencontrée lors de la montée au lac. La suite de l'itinéraire retour est identique au parcours de montée.

2- (+280 m / +1h30) Le parcours est identique à la variante précédente jusqu'au Fond du Ferrand. De là, poursuivre vers le Sud pour remonter rapidement au Serre du Chargeoir (2411 m) et enchaîner à travers les hautes herbes de la très esthétique Echine de Praouat. A son extrémité Sud, après avoir passé le Béroux, on devine que cette belle et accueillante épaule herbeuse ne va plus tarder avant de se changer en une effrayante arête noire et acérée. Que l'on se rassure, le salut vient au tout dernier moment. En effet, à l'endroit où se dressent encore deux vieux poteaux en bois, une sente bascule en descendant sur la droite. Elle traverse à plusieurs reprises des schistes glissants avant de se perdre un peu plus loin. Continuer à descendre vers le Nord-Nord-Ouest pour venir chercher à vue et au mieux le bord du torrent du Ferrand dont le franchissement à gué est alors obligatoire. Une grande prudence est alors requise au regard du débit d'eau qui peut être très important (en fonction de l'époque de l'année et de l'heure de la journée). Une fois sur l'autre rive, remonter le raide talus sur quelques dizaines de mètres pour retrouver le chemin du matin, légèrement en amont de la passerelle de Pontanet. La suite de l'itinéraire retour est identique au parcours de montée.

Ce topo ne constitue en aucun cas une sécurité pour son utilisateur. Ce dernier pratique la montagne à ses risques et périls, est autonome et responsable de lui-même et des gens qu’il emmène. Dans le cas contraire, ils fera appel à un professionnel de l'encadrement.


Les vautours ont depuis quelques années largement investi la vallée du Ferrand.

L'itinéraire consiste en la remontée de l'intégralité de la vallée du Ferrand dont on suit le cours jusqu'à sa source.

Le lac des Quirlies dominé par les hauts sommets du Pic Bayle et du Pic de l'Etendard et leurs grands glaciers.

Les eaux grises du lac des Quirlies.

Sous la Crête des Sauvages dans une des variantes de retour.

Du haut de la Crête des Sauvages en regardant vers la Savoie.

Le Ferrand s'écoule loin au fond de sa vallée avec l'Echine de Praouat en rive gauche, la variante de retour la plus spectaculaire et la plus technique.

L'Echine de Praouat, un magnifique parcours en guise de variante de retour mais attention, passages techniques et traversée de torrent obligés !

Là où la débonnaire Echine de Praouat se change en une monstrueuse arête schisteuse. Heureusement, une sente bifurque à droite juste à temps.

La sente permettant de descendre de l'Echine de Praouat requiert un pied sûr et de l'attention.

La traversée du Ferrand peut se révéler très compliquée, voire impossible. Bien évaluer la situation avant de se lancer dans cette variante de retour.

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