Châtel - traversée en boucle du Bonnet de Calvin

Randonnée pédestre Randonnée pédestre Dévoluy

Sommet emblématique du Sud Dauphiné, le Châtel avance telle la proue du Dévoluy fendant la mosaïque chamarrée de la campagne trièvoise. Son vaste plateau herbeux défendu par une ceinture rocheuse est un promontoire magnifique d'où se révèlent quelques uns des plus beaux profils de l'Obiou et des Ecrins, pour ne citer que les plus proches. Le tour du Bonnet de Calvin, l'autre nom donné au Châtel à cause de sa forme caractéristique, est l'occasion rêvée de venir contempler ce panorama contrasté et saisissant.

Itinéraire

Du parking, traverser l'aire de pique-nique et entrer en sous bois pour rejoindre le croisement nommé "Grange de Châtel". Poursuivre en face par un cheminement alternant petit sentier et large piste. Après un court replat en forêt, le chemin se fait plus raide et gagne rapidement la base rocheuse du Châtel. Le tracé serpente dans une sorte de couloir, et plus haut traverse franchement sur la gauche afin d'éviter une barre rocheuse. On parvient alors sur une large vire, juste sous la barre principale. Tourner à droite et continuer à plat le long des cavités formées sous la paroi (ne pas oublier qu'une barre rocheuse se trouve juste en dessous…). On se retrouve au pied d'une large combe herbeuse que quelques rochers faciles défendent au début. On quitte cette combe au point 1763 m afin de terminer la montée par une vaste pente d'herbe et gagner ainsi le magnifique plateau sommital (malgré la présence d'un panneau indicateur, il ne s'agit pas du sommet. Ce dernier sera atteint plus tard au cours de la balade).

Filer vers le Nord pour atteindre la zone où le plateau se rétrécit largement pour ne présenter plus qu'une étroite crête au bout de laquelle on découvre une table d'orientation particulièrement bien située. Une centaine de mètres avant la table on repère une sente qu'il faut suivre en descendant franchement sur la droite en versant Nord-Est du Châtel. Environ 100 mètres plus bas, le chemin emprunte un point de faiblesse d'une grosse barre rocheuse avant de s'orienter au Sud-Est en se transformant en une large piste. On passe bientôt devant la bergerie du chalet du Châtel juste après laquelle, à droite, une sente bien visible mais non balisée se met à grimper en délaissant la piste du bas. Même si cette dernière bénéficie d'un balisage permettant d'envisager la partie suivante du parcours sans se poser aucune question quant à l'orientation, cette petite trace montant sur la droite nous paraît plus intéressante car elle permet de gagner rapidement de l'altitude en se rapprochant à nouveau des rochers qui soutiennent l'alpage supérieur.

A 1770 m, un panneau directionnel semble indiquer que l'on se trouve au col de la Brêche alors que ce dernier se tient en fait 115 mètres plus bas et est parfaitement visible… Continuer de monter en suivant les marques jaunes qui conduisent jusqu'au rocher qui se négocie plus facilement qu'il n'en donnait l'air vu du bas à l'aide de deux petits câbles. Une fois pris pied sur la crête herbeuse, il ne reste plus qu'à rejoindre le sommet – le vrai, cette fois – pour venir contempler paisiblement le paysage grandiose qu'offre ce fantastique belvédère.

Descendre à travers le plateau pour retrouver l'endroit où on l'avait atteint à la montée puis redescendre par le même itinéraire jusqu'au parking.

N.B : Au carrefour "Col de la Brèche", il est également possible de traverser par une large et spectaculaire vire pour contourner le pilier Sud du Châtel entre deux niveaux de falaises et retourner au parking via la baraque des Gardes.

Ce topo ne constitue en aucun cas une sécurité pour son utilisateur. Ce dernier pratique la montagne à ses risques et périls, est autonome et responsable de lui-même et des gens qu’il emmène. Dans le cas contraire, ils fera appel à un professionnel de l'encadrement.


La jolie vire facile qui donne accès à l'alpage.

Le Trièves et le Diois à l'arrière-plan.

Le ressaut qui permet de retrouver le sommet après un petit pas d'escalade facile.

Le Drac et le début du massif des Ecrins.

L'Obiou, seigneur des lieux.

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