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L’histoire de Grenoble

  • Les grands personnages
  • Les grandes dates

Qu’ils soient nés à Grenoble, ou qu’ils y aient seulement vécu, de nombreux personnages célèbres comme l’écrivain Stendhal, le déchiffreur de la pierre de Rosette et inventeur des hiéroglyphes Champollion, ou encore l’alpiniste Lionel Terray, ont été des Grenoblois.

Venez découvrir l’histoire des plus illustres citoyens grenoblois au travers d’une série de petits portraits insolites.

Personnages célèbres
Grenoble a vu naître certain grand personnages, mais elle compte aussi un certain nombre de Grenoblois de cœur qui ont résidés dans la capitale des Alpes.

Nés à Grenoble

1709 : Jacques de Vaucanson, est un inventeur et mécanicien français. Il est connu pour sa production d’automates, particulièrement pour un canard qui pouvait manger digérer et éliminer la nourriture et l’eau qu’il ingérait. Il œuvra aussi pour l’industrie avec des machines facilitant le tissage de la soie dans le but de faciliter l’activité humaine. Il entra par la suite à l’académie des sciences et participa à la rédaction de la fameuse encyclopédie de Diderot et D’Alembert.

1783 : Henry Beyle (dit Stendhal), est un écrivain français, réputé pour la finesse d’analyse des sentiments de ses personnages et pour la sécheresse délibérée de son style. Stendhal a dû choisir son pseudonyme en hommage à Johann Joachim Winckelmann, fondateur de l’archéologie moderne, qui est né à Stendal en Saxe-Anhalt (Allemagne).Il a participé aux guerres de la Révolution et de l’Empire comme officier de dragons et comme intendant militaire.

1795 : Jacques Louis César Randon, maréchal (1856) de Napoléon III. (25 mars h 1795 à Grenoble – 16 janvier 1871 à Genève) est un militaire et homme politique français. Il fut maréchal de France et gouverneur d’Algérie.

1801 : Xavier Jouvin, inventeur et gantier

1882 : Paul Louis Merlin, industriel (co-fondateur de Merlin-Gerin)

1921 : Jean Dréjac (décédé en 2003), compositeur (Ah! Le petit vin blanc, Bleu, blanc, blond, L’homme à la moto, Sous le ciel de Paris…)

1921 : Lionel Terray (décédé en 1965), alpiniste, guide de haute-montagne
Il forme avec Louis Lachenal, une cordée de choc qui s’illustrera dans la répétition des grands itinéraires alpins comme la troisième ascension de l’éperon Walker aux grandes Jorasses, la première répétition de la voie Heckmair à l’Eiger ou encore la répetition express de la voie Cassin au Piz Badile.
En 1950 il est un des pilliers de l’expédition française en à l’Annapurna. Si contrairement à Lachenal et Herzog, il n’atteint pas le sommet du premier 8000, il en redescendra intact ( avec tous ses doigts et orteils !) et sa carrière alpine ne s’arretera pas la. Les andes et l’hymalaya seront ses terains de jeux privilégiés ( première du Chalten en Patagonie, première du Makalu, cinquième sommet de la planète).
C’est a Grenoble que tout à commencé, c’est tout près de Grenoble que tout va s’achever : Lionnel Terray se tue en effet au Mont Gerbier dans le Vercors, apparement dans un passage facile, à la sortie d’une paroie vertigineuse.
Il laisse un ouvrage au titre évocateur : « Les Conquérants de l’inutile », véritable bible de l’alpinisme, qui comporte beaucoup de passage très lourd de sens pour les alpinistes, comme la dernière phrase de l’ouvrage.
« Si vraiment aucune pierre, aucun sérac, aucune crevasse ne m’attend quelque part dans le monde pour arreter ma course, un jour viendra où, vieux et las, je saurais trouver la paix parmi les animaux et les fleurs. »
Lionnel Terray est sans doute le plus illustre de tous les alpinistes français.
Un collège porte son nom à Meylan.

Autres : Michel Fugain, compositeur interprète (1942), Jean-Pierre Castaldi, acteur (1944 ), Roland Magdane, comique (1949), Jean-Marie Messier, ex PDG de Vivendi Universal (1956), Maurice G. Dantec, écrivain de Science-fiction et de romans policiers (1959), Gérald Hustache-Mathieu, réalisateur (1968), Calogero, compositeur-interprète (1971), The Hacker, Michel Amato, DJ producteur (1972).

Ayant vécu à Grenoble

Pierre Beghin

Jean-François Champollion (1790-1832), le célèbre égyptologue français déchiffreur des hiéroglyphes et père de l’égyptologie, a effectué ses études de lycée à Grenoble. C’est là qu’il commença à se passionner pour la pierre de Rosette et son mystère

Jean-Jacques Rousseau, écrivain et philosophe genevois de langue Francaise

Jean-Luc Godard, cinéaste. Le père de la « nouvelle vague », Antoine, chanteur engagé et globe-trotter


Fondée un peu avant Jésus Christ par un peuple Gaulois dénommé les Allobroges, Grenoble, capitale des Alpes est une citée riche en histoire. Plusieurs histoires se côtoient à Grenoble. Il y a bien sur l’histoire de France avec des évènements célèbres comme par exemple la journée des tuiles en 1788, ou bien encore la résistance dans le Vercors ou les jeux Olympiques de 1968.

Mais Grenoble, est aussi une cité alpine. Une part importante de l’histoire de la montagne et des montagnards s’est déroulée dans la capitale du Dauphiné et dans ses montagnes.

Ces deux histoires ne sont pas exclusives, consultez la fiche chronologique et attardez vous sur les évènements qui ont donné son âme à Grenoble.

Antiquité

* La première référence à Grenoble date de 43 av. J.-C.. Le bourg s’appelle alors Cularo et a été fondée par des peuples gaulois, les Allobroges.A l’époque on est encore loin de la capitale des Alpes : ce n’est qu’une petite bourgade gallo-romaine par rapport à des villes antiques comme Vienne ou Valence.

* En 286 est construite la première enceinte autour de la ville. Certains éléments, des pastilles métalliques sont disposées sur le tracé de cette enceinte avec l’inscription Cularo IIIe siècle, sont encore visibles aujourd’hui en plusieurs points de la ville.

* Ce n’est qu’en 377 après J.-C. que la petite bourgade devient une « cité ». Elle est par la même occasion renomée Gratianopolis, en l’honneur de l’empereur Gratien. Son nom se transformera, par la suite, en Graignovol. Enfin, Graignovol devient Grenoble après que l’on y eut associé le mot Noble en référence au Roi de France, propriétaire du Dauphiné.

* Parmi les vestiges de la période gallo-romaine et du IVe siècle, on compte : la crypte Saint-Laurent, et le baptistère de Grenoble, utilisé jusqu’au IXe siècle et mis à jour dans les années 1990 lors de la construction du tramway. Plusieurs portions du mur d’enceinte gallo-romain sont aussi visibles dans la vieille ville, notamment rue Lafayette.

Moyen Âge

* Durant le Moyen Âge, Grenoble devient capitale du Dauphiné.

* Au XIVe siècle, peu avant le rachat du Dauphiné par la France (1349), Grenoble devient ville universitaire.

Rennaissance

* Au XVIe siècle, le connétable de Lesdiguières décide la fortification de la rive droite de l’Isère.

* En 1788 a lieu la « Journée des Tuiles de Grenoble » : les protestations se multipliaient depuis mai, et le 7 juin, ces agitations poussent la garnison à intervenir. Celle-ci sera reçue par des jets de tuiles lancées par les habitants de Grenoble montés sur les toits. Il s’agit là des préludes de la Révolution française. Suite à ces événements, Louis XVI autorisa la réunion des États généraux de la province.

* La ville fut rebaptisée Grelibre à la révolution et ne reprendra son nom actuel que sous Napoléon.

* La fin du XIXème et le début du XXème sont marqués par le dévellopement de l’énergie hydroélectrique, la fameuse « houille blanche » au alentours de Grenoble, principalement dans le massif de Belledonne. Le premier barrage à été construit à Lancey par Aristide Bergès en 1869.

XXe siècle

* Dans la période de l’entre-deux guerres, la ville connait un très forte immigration italienne provenant de quelques villages tels que Corato, qui s’installe principalement rive droite, sur le quartier Saint-Laurent.

* La ville accueille en 1925 l’exposition universelle de la houille blanche (énergie hydraulique par conduites forcées) et du tourisme, de laquelle il reste la tour Perret, édifice de béton de 80 m de hauteur.

* Pendant la seconde guerre mondiale, la ville au pied du Vercors jouera un grand rôle dans la résistance. ( voir les maquis du Vercors) (faire une lien)
* En 1944, la ville est bombardée le 26 mai. Elle est nommée « Compagnon de la Libération » par le gouvernement provisoire du Général de Gaulle.

* En 1964 Grenoble est sélectionnée pour organiser les Jeux Olympiques d’hiver de 1968. Cet événement majeur modifiera considérablement l’aspect de la ville : on construit une nouvelle gare, un village olympique, ainsi que les trois tours de l’île verte pour affirmer le savoir faire de la ville.
* C’est à la même période qu’on décida de transférer les universités sur un campus unique ( le domaine universitaire, partagé entre Saint-Martin-d’Hères et Gières), sur le modèle des campus à l’américaine, pour en faire le plus gros campus européen.
* 1987 Grenoble se lance dans l’aventure du tramway en ouvrant sa première ligne.

* 1990 ouverture d’une seconde ligne de tramway

* Années 2000, Grenoble devient la première ville de France à proposer une via ferrata à moins de dix minutes du centre ville !

* 20 mai 2006, Grenoble inaugure sa troisième voie de tramway.