Grenoble montagne

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Science et Economie

Avec plus de 20 000 entreprises, plusieurs universités, un nombre important de grandes écoles, plusieurs centres de très haute technologie, la région grenobloise est un pôle économique très dynamique.
Hydroélectricité, tourisme, remontées mécaniques, éditeurs … La problématique économique grenobloise est étroitement liée à la montagne, véritable ressource locale…
Le développement économique de Grenoble est étroitement lié aux découvertes scientifiques et technologiques.

La houille Blanche

L’histoire du développement de l’énergie hydroelectrique dans la région de Grenoble est essentiellement due à un homme : Aristide Bergès

Aristide Bergès, fils d’un fabricant de papier de l’Ariège est né à Lorp le 4 Septembre 1833. Brillant élève de l’Ecole Centrale des Arts et Manufactures, il fait preuve dès sa sortie d’un réel esprit inventif.
Venu monter une usine à Lancey il a le coup de foudre pour cette région adossée au massif de Belledonne. Il y installe une centrale électrique équipée d’une turbine mue par l’eau d’une chute de 200 mètres de hauteur, que vient compléter en 1891 une chute de 500 mètres. Il dispose alors d’une puissance de six mille chevaux qui lui permet de fabriquer plus de deux mille tonnes de papier par an. Remontant la vallée du torrent qui alimente son usine, il capte le lac Crozet situé à 1968 mètres d’altitude.

A l’exposition universelle de Paris de 1889, Bergès distribue un tract dans lequel il baptise son invention : « … les glaciers des montagnes peuvent, étant exploités en forces motrices, être pour leur région et pour l’Etat des richesses aussi précieuses que la houille des profondeurs. Lorsqu’on regarde la source des milliers de chevaux ainsi obtenus et leur puissant service, les glaciers ne sont plus des glaciers ; c’est la mine de la houille blanche, à laquelle on puise, et combien préférable à l’autre « .

Prévoyant l’essor prodigieux de la force hydro-électrique il expose une turbine portant l’inscription : « cinq millions de chevaux pour les Alpes seules ».

En dépit des jalousies, des chicanneries qui l’entourent, Bergès fonde en 1898 la Société d’Eclairage du Grésivaudan, point de départ de notre moderne Electricité de France.
Il meurt à Lancey le 28 février 1904 , un an après avoir reçu l’hommage du Congrès pour l’avancement des Sciences.

Grâce à ce visionnaire, la vallée du Grésivaudan puis la ville de Grenoble vont s’industrialiser progressivement entre la fin du XIXème siècle et le début du XXème. Industrie chimique, papeterie, cimenterie, textile et de transformation vont composer le tissus industriel de Grenoble qui à l’époque déjà était à la pointe de l’innovation.

L’or blanc

C’est grâce à la montagne que la région de Grenoble à pu s’industrialiser. Déjà à l’époque de la houille blanche, l’environnement montagnard représentait un atout. Lorsque la région grenobloise connu un déclin industriel au milieu du XXème siècle, c’est la montagne qui va une fois de plus mettre Grenoble sur le devant de la scène avec le développement du tourisme montagnard.

De nombreuses stations de sport d’hiver de tailles différentes vont se créer aux alentours de Grenoble. La ville va devenir grâce à sa position centrale le point de départ pour des touristes de plus en plus nombreux et désireux de connaître les joies du ski.

De plus, le développement des stations de ski engendre un réseau industriel spécialisé qui va s’installer parfois à Grenoble. Le constructeur de remontées mécaniques « Pomagalski » en est le parfait exemple.

La présence à Grenoble des trois maisons d’éditions spécialisées dans le domaine de la montagne : Glénat, (leader du livre de montagne, Ski Magazine, l’Alpe), Nivéales (leader de la presse montagne : Grimper, Montagne Magazine, Vertical, Skieur Magazine…), Libris (topos, guides, beaux livres). ..n’est pas un hasard non plus.

Enseignement

Regroupant les départements de l’Ardèche, la Drôme, l’Isère, la Savoie et la Haute-Savoie, l’académie de Grenoble est l’une des deux académies de la région Rhône-Alpes, Grenoble est un des grands centres d’enseignement supérieur en France (près de 60 000 étudiants), en particulier dans le domaine scientifique.

On y compte trois universités :

* Université Joseph Fourier – UJF (sciences, techniques, médecine et pharmacie) – Grenoble 1 ;
* Université Pierre Mendès-France – UPMF (sciences sociales et humaines) – Grenoble 2 (s’y trouve rattaché l’Institut d’études politiques de Grenoble) ;
* Université Stendhal (langues, lettres, langage et communications) – Grenoble 3 ;
* On y trouve aussi un établissement d’enseignement supérieur à rang d’université, l’Institut national polytechnique de Grenoble (INPG), dans lequel sont regroupés 9 écoles d’ingénieurs, de nombreux laboratoires de recherche.
* Grenoble compte également une école de commerce, le groupe Grenoble Ecole de Management (GEM) qui propose des cursus de formation après classes préparatoires et bac+2/+3. L’école du haut de ses 21 années d’ancienneté s’affiche comme la 6è ESC de France et comme la 8è au niveau européen (selon une étude du Financial Time).

La cité scolaire internationale Europole comporte un collège et un lycée publics. Elle permet aux enfants de chercheurs et travailleurs étrangers de continuer leur scolarité et de la valider par l’OIB, un diplôme international équivalent au baccalauréat, en anglais, allemand, espagnol, italien, arabe ou portugais. Le cursus McLuhan propose aux élèves venant des États-Unis de poursuivre leur scolarité américaine. L’admission à la cité scolaire s’effectue en sixième ou en seconde, sur tests de langue. Chaque année une pièce de théâtre en anglais est jouée par les lycéens au théâtre de Sainte Marie d’en bas. Les collégiens de la section allemande présentent deux soirées de théâtre chaque année.

Recherche scientifique

La recherche scientifique a une place primordiale dans l’agglomération grenobloise. Le polygone scientifique regroupe d’importants laboratoires du CEA et du CNRS, l’EMBL et Minatec, et de grands instruments européens : l’ESRF et l’ILL. Les universités et l’INPG possèdent aussi de nombreux laboratoires de recherche.

En septembre 2005, le gouvernement français nomme Minalogic comme pôle de compétitivité. Ce pôle Minalogic (Micro Nanotechnologies et Logiciel Grenoble-Isère Compétitivité) a pour ambition de construire un centre de dimension internationale pour les puces miniaturisées intelligentes, grâce à la mise en commun de moyens issus à la fois de l’industrie, de la recherche et de la formation en micro nanotechnologies et technologies du logiciel. Ce pôle est possible grace à loa présence de firmes spécialisées dans les nouvelles technologies comme Hewlett Packard et ST Microelectronic

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