Il n'est pas exclu, a-t-il ajouté, que cette enquête soit étendue à d'autres personnes, y compris des supérieurs hiérarchiques. Sans en dire plus. De nouveaux éléments décisifs, en effet, sont venus compléter l'ensemble des preuves. Ainsi, une avalanche a bel et bien été à l'origine, ce jeudi-là vers 10 h, de la chute des cinq recrues et du sergent, tous incorporés aux troupes de montagne d'Andermatt (UR). Pour mémoire, il s'agissait de quatre Valaisans, un Vaudois et un Fribourgeois, âgés de 20 à 23 ans, formant deux cordées de trois personnes.
Conclusion formelle
L'Institut fédéral pour l'étude de la neige et des avalanches ENA, à Davos, qui s'était rendu sur les lieux l'après-midi même du drame, a rendu une conclusion sans équivoque. «Une autre explication valable de la cause de cet accident ne peut, à notre avis, pas être donnée», a d'emblée averti un responsable de l'enquête, Jakob Rhyner. Un expert que le juge d'instruction militaire a fait venir en personne, pour des raisons de «transparence».
L'avalanche, a ajouté Jakob Rhyner, a «vraisemblablement» été déclenchée par les militaires. Ces conclusions contredisent-elles les témoignages des survivants (ils étaient au nombre de huit), selon lesquels le faux pas d'une des victimes, et non pas une coulée, serait à l'origine de l'accident? Pas forcément, répond l'expert: il est fort possible que les personnes qui ont survécu n'aient pas «immédiatement perçu» le déclenchement de la plaque de neige.

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