Lacs de la Pra – par la cascade de l’Oursière et le refuge de la Pra

Randonnée pédestre Randonnée pédestre en Belledonne

Des « trois massifs » de Grenoble, seule la chaîne de Belledonne offre l’inlassable plaisir de la rencontre avec les lacs, c’est bien connu. Parmi ces miroirs des cimes, certains occupent une place particulière dans le cœur des randonneurs habitués du massif : Merlat, Claret, Longet, Crozet, Doménon, David, Bernard, Léama, Robert… autant de noms évoquant les abords du refuge de la Pra et prometteurs d’une retrouvaille ou d’une découverte avec l’onde des hauteurs. Les multiples variantes que l’on peut trouver à cet itinéraire pour combiner l’enchaînement de ces lacs auront toujours pour point commun de passer, à la montée comme à la descente, par la puissante cascade de l’Oursière qui canalise – à l’exception du lac du Crozet – la totalité du réseau hydrologique de ce secteur.

Itinéraire

Suivre le chemin forestier en légère descente depuis le parking. Franchir par une passerelle un premier cours d’eau assez large traversant la piste et monter en suivant cette dernière. Le sentier devient plus étroit en s’élevant et présente, au bout d’un certain temps, quelques lacets pour le franchissement de parties plus raides. On vient couper à plusieurs reprises des goulets de ravinement et des petits torrents obligeant le passage à gué au moment des crues. La cascade de l’Oursière est la troisième que l’on rencontre et ne peut être confondue avec les autres tant son débit et sa hauteur impressionnent.

Prendre à droite avant la cascade pour monter plus ou moins le long de la chute d’eau par des lacets bien marqués. Vers 1600 m, on parvient à un très joli petit plateau où le caractère paisible du ruisseau étonne radicalement quand on a observé la violence dont ce dernier fait preuve à peine quelques mètres plus bas. Traverser par le fond de ce large vallon formé entre le pic Chauvin et le Grand Eulier (2232 m) en restant en rive gauche de la rivière principale, et au lieu-dit « l’Oursière » laisser le sentier montant en direction des lacs Robert – ce même sentier qui servira à la descente un peu plus tard. En gardant la direction du refuge de la Pra, le chemin se met à grimper pour franchir un mur relevé d’environ 200 mètres de hauteur, enchâssé au pied d’une paroi.

Parvenu au sommet de ce raidillon, le décor s’apaise à nouveau et offre un soulagement autant apprécié par les mollets que par les yeux. Le torrent qui s’écoule en gracieux méandres au milieu d’une prairie dont seules les marmottes viennent rompre la quiétude est en effet un spectacle des plus appréciable. En suivant le fil du cours d’eau et moyennant un petit passage à gué, on se faufile de plateaux en buttes herbeuses jusqu’à bientôt apercevoir le refuge de la Pra qui constitue l’endroit idéal pour une pause pique-nique ; à moins que l’on ne préfère les rives d’un lac… auquel cas il faut emprunter sur la gauche, peu avant le refuge, un sentier filant à plat sous le Roc de l’Hôpital et descendant très brièvement pour rejoindre le magnifique lac Merlat, niché sous la face Sud du Grand Colon, dont le sommet peut d’ailleurs être atteint en une heure environ.

Revenir en arrière en direction du refuge de la Pra en essayant de traverser le ruisseau dès que possible afin de venir chercher le GR 549, sur l’autre rive. Emprunter le GR vers le Sud-Ouest en passant successivement quelques-uns des plus beaux lacs du massif : le lac Claret et son eau turquoise cristalline, le lac Longet et son allure de petit fjord, le lac Lémat et ses troncs et blocs coulés faisant penser à une cité lacustre oubliée… Depuis ce dernier sur lequel on descend d’une petite centaine de mètres, il s’agit de remonter ensuite de la hauteur perdue, ce qui n’est pas sans se faire sentir au niveau jambes et du moral… On retrouve ensuite un terrain relativement plat avant de croiser la jonction nommée « le Grand Sorbier ». Prendre à droite un sentier descendant à travers le « Clôt des Vernes » et retombant 300 mètres plus bas dans le joli vallon qui succédait immédiatement à la cascade de l’Oursière lors de la montée.

La suite de la descente s’effectue par le même itinéraire qu’à la montée en reprenant le chemin de la cascade de l’Oursière.


La célèbre et puissante cascade de l'Oursière canalise comme un entonnoir tous les torrents du secteur.

La rivière en amont de la cascade de l’Oursière ne laisse pas présager de la violence de la chute quelques mètres plus bas.

Le mur de 200 mètres qui barre l’accès aux alpages est enchâssé entre les parois.

La beauté des alpages où s’écoule paisiblement le torrent vaut bien l’effort fourni jusque-là.

Les torrents serpentent dans un décor de carte postale.

Le refuge de la Pra est enfin là, sous la masse imposante de la Grande Lance de Domène.

Le magnifique lac Merlat est niché au pied de la face Sud du Grand Colon, lui-même accessible en une heure depuis le lac.

Les eaux cristallines du lac Claret en feraient oublier que l’on se trouve à plus de 2000 mètres d’altitude.

Le lac Longet occupe tout un petit vallon étroit et prend des allures de petit fjord.

Le lac Léama survit dans le creux d’un gros pierrier qui paraît presque l’étouffer.

En amorçant la descente sur le Clôt des Vernes, avant de retrouver bien plus bas le sentier de la cascade de l’Oursière.

les commentaires je réagis